LES AMIS DE LA CATHEDRALE SAINT ETIENNE DE TOULOUSE

LES AMIS DE LA CATHEDRALE SAINT ETIENNE DE TOULOUSE

PRESENTATION DE 4 TAPISSERIES

Présentation exceptionnelle de tapisseries à la cathédrale de Toulouse pour les fêtes de Pâques

À l'occasion des fêtes pascales, quatre tapisseries du XVIIe siècle évoquant la vie de saint Étienne seront présentées dans le chœur de la cathédrale. La cathédrale de Saint-Étienne de Toulouse, propriété de l’État, conserve un bel ensemble d’une trentaine de tapisseries affectées au culte, datant du XVIe au XVIIIe siècles et classées au titre des Monuments historiques en 1897. Il y a une douzaine d’années, elles ont toutefois dû être déposées car elles souffraient de déformations dangereuses et de déchirures liées aux modes d’accrochage ainsi que de décolorations dues à une exposition permanente à la lumière durant de longues années. Une étude commandée par la direction régionale des affaires culturelles a permis de mettre au point un système d’accrochage sans dommage pour les tapisseries, grâce auquel quatre pièces murales seront présentées dans les stalles durant les fêtes pascales du 19 au 31 mars 2016 et lors des prochaines fêtes de Noël. Les tentures de la vie de saint Étienne : une œuvre majeure Commandées en 1608 par Jean Daffis, évêque de Lombez et prévôt du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne, ces tentures de 2 m de haut et de près de 5 m de large, faisant partie d’une série de 8 tapisseries, illustrent des épisodes de la vie du saint : l’ordination, la lapidation, la translation des reliques et l’ensevelissement de saint Étienne. Au-delà de l’iconographie religieuse, elles présentent des scènes vivantes et colorées, chargées de nombreux personnages richement vêtus et de riches décors, dont le détail des fonds, des arbres ou des éléments d’architecture témoignent de la prouesse technique des maîtres tapissiers de ce tout début du XVIIe siècle. Chacune est dotée d’une longue inscription, au bas de la tapisserie, décrivant l’iconographie de la scène ainsi que des armoiries de l’évêque de Lombez : « D’argent à la bande de gueules chargée de trois rosettes d’or, tenues par un diacre et timbrées d’une mitre et d’une crosse. Coût des travaux Les travaux de conservation, de restauration, de mise en sécurité des meubles de conservation, d'études et de fabrication du système d'accrochage s'élèvent, sur une période d'une quinzaine d'années, à 172 000 euros pris en charge par la Drac.



20/03/2016
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