LES AMIS DE LA CATHEDRALE SAINT ETIENNE DE TOULOUSE

LES AMIS DE LA CATHEDRALE SAINT ETIENNE DE TOULOUSE

HISTORIQUE

CATHÉDRALE SAINT-ÉTIENNE

de

TOULOUSE

 

VISITE GUIDÉE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visiteurs d'un jour, nous vous accueillons avec ce petit dépliant afin de mieux vous faire connaître l'histoire de cette cathédrale et ses richesses. Vous êtes dans une église, n'oubliez pas le Maître des lieux.

 

Autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, cette cathédrale surprend et déconcerte : elle est le résultat d'une juxtaposition d'édifices amputés et inachevés, du XIe au XVIIe siècles et même jusqu'au XXe siècle (portail nord).

 

 

 

 

INTÉRIEUR

 

Plaçons-nous immédiatement au centre de l'édifice, le dos contre l'énorme pilier qui semble diviser la cathédrale en deux :

- sur notre droite, c'est le chœur des chanoines avec ses stalles.

- sur notre gauche, s'étend une large nef dite « nef raimondine ». Ses murs sont ceux de la cathédrale élevée par l'évêque Isarn (1071-1105). Sa voûte n'a cependant été lancée que dans les premières décennies du XIIIe siècle. Elle atteint 19 mètres de hauteur pour une largeur de 19,24 mètres.

 

Le chœur des chanoines est l'œuvre de l'évêque Bertrand de L'Isle (1270-1286). Il n'est que le témoin du projet de cathédrale grandiose dont l'achèvement aurait entraîné la démolition de la nef raimondine.

 

Le décalage de son axe par rapport à celui de la nef raimondine provient du fait que Bertrand de L'Isle a élevé sa cathédrale contre le flanc nord du cloître (XIIe siècle). De ce cloître, démoli au XIXe siècle, ne subsistent plus que quelques sculptures déposées au musée des Augustins.

 

La mort de Bertrand de L'Isle et les difficultés financières des évêques du XIVe siècle interrompirent les travaux. Le chœur fut couvert d'une charpente. En 1609, l'incendie qui le détruisit provoque un grand émoi. On construisit alors hâtivement la voûte qui n'atteignit que 28 mètres de hauteur au lieu des 40 prévus. De cette époque datent les stalles des chanoines, l'orgue, le retable et les vitraux ainsi que la plupart des tapisseries tendues épisodiquement dans le chœur ou la nef raimondine.

 

Plusieurs évêques des XVe et XVIe siècles essayèrent d'achever la cathédrale et y renoncèrent, faute de moyens.

 

Le pilier contre lequel nous nous trouvons est le témoin de l'une de ces tentatives. Il est l'œuvre de Jean d'Orléans (1503-1533). Il aurait été l'un des quatre piliers du carré du transept. Le même évêque démolit le chevet de la cathédrale d'Isarn, construisit la sacristie et l'énorme clocher-donjon  de 55 mètres de haut qui surplombe la façade occidentale.

 

Encore au début du XXe siècle, un architecte construisit le pilier ainsi que le faux transept qui est face à nous.

 

 

 

 

NEF RAIMONDINE

 

Elle se compose de trois travées inégales, voûtées sur des arcs diagonaux de section rectangulaire. Leurs extrémités profilées en pointe s'enfoncent dans les axes des travées.

 

Les arcs doubleaux reposent sur des chapiteaux romans groupés par quatre. Au-dessus de l'entrée occidentale, la rosace de 6,56 de diamètre est une composition célébrant le triomphe de l'Église. Son vitrail est l'œuvre d'un maître-verrier du  XIXe siècle qui a réutilisé des fragments de vitraux du  XVe siècle. Les vitraux des autres fenêtres ont été composés au milieu du  XXe siècle par Maurice Rocher et Jacques Le Chevalier.

 

La démolition du chevet de la cathédrale d'Isarn, sous l'épiscopat de Jean d'Orléans, eut pour effet de reléguer l'autel de paroisse dans l'angle sud-est de la nef raimondine. Malheureusement, le retable construit par Nicolas Bachelier au XVIe siècle fut remplacé au  XIXe siècle par des éléments de provenance et d'époque diverses. La chaire a été réalisée en 1840 par Virebent.

 

Au fond à gauche, près de l'entrée de la chapelle du Saint-Sacrement (XVIe siècle) se dresse la belle Vierge de pitié de Gervais Drouet (XVIIe siècle).

 

Au fond à droite, les fonts baptismaux ont été placés dans la chapelle située à la base du clocher-donjon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CHŒUR DES CHANOINES

 

Revenons jusqu'au pilier de Jean d'Orléans. Nous sommes à l'entrée du chœur des chanoines. Il se compose de cinq travées ouvrant sur une abside à cinq pans. Il est entouré de 15 chapelles pentagonales, voûtées dans les dernières années du XIIIe siècle. Leurs clés de voûte, ainsi que celles du déambulatoire, méritent une observation attentive. Les sept fenêtres hautes de la partie orientales du chœur ont conservées leurs vitraux du XVIIe siècle.

 

 

 

 

 

Les stalles, de style Louis XIII, ont été réalisées par Pierre Monge vers 1611. Les grilles clôturant le chœur ont été forgées par Bernard Ortet en 1767. Le retable représentant la lapidation de saint Étienne a été construit par l’architecte Pierre Mercier et le sculpteur Gervais Drouet entre 1667 et 1670.

 

Pendant la Révolution de 1789, la cathédrale a servi de dépôt pour les vitraux et les œuvres d'art arrachées aux églises de Toulouse. Ceci explique le caractère disparate des vitraux remontés au cours du XIXe siècle dans les chapelles latérales et rayonnantes de la cathédrale. Vous bénéficiez d'une notice explicative à l'entrée de chacune d'elles.

 

 

 

 

EXTÉRIEUR

 

Tout ce qui vient d'être dit à l'intérieur nous permettra de comprendre les campagnes de destruction et les remaniements qui ont fait la cathédrale depuis la fin du XIe siècle jusqu'au début du XXsiècle.

 

Plaçons-nous dans le jardin, appelé square du cardinal-Saliège. De droite à gauche, distinguons le clocher-donjon de Jean d'Orléans (XVIe siècle) assis au centre sur un arc en tiers-point et à gauche sur les restes d'un clocher roman. Aussitôt après, vient un puissant contrefort entre deux fenêtres. C'est le mur nord de la nef de l'évêque Isarn, reprise et voûtée au début du XIIIe siècle.

 

Après un très fort décrochement dans la construction correspondant à un net élargissement de la nef: nous voyons ici l'œuvre du XXe siècle (portail nord). Les gigantesques contreforts qui suivent avec leurs arc-boutants nous ramènent à la fin du XIIIe siècle. À l'extrémité gauche, la sacristie appartient au XVIe siècle.

 

Si nous nous rendons sur la place Saint- Étienne pour voir la façade occidentale, la caractère chaotique de l'édifice va encore s'imposer à nous. En effet, le portail de l'évêque Pierre du Moulin (1439-1451) est visiblement désaxé vers la droite par rapport au centre de la façade. En fait, il a remplacé deux des trois portails ouverts au XIIIe siècle pour accéder à la nef raimondine.

 

À travers les caprices d'un plan et de structures aux formes asymétriques, la cathédrale de Toulouse réalise un ensemble plein d'intérêt par l'abondance et la variété des œuvres qu'elle renferme.

 

 

 



21/11/2014
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